
Activer un verre le rend encore plus lent
Natsuda Klongvessa, Félix Ginot, Christophe Ybert, Cécile Cottin-Bizonne et Mathieu Leocmach (équipe Liquides et Interfaces), ont publié un article intitulé "Active glass: ergodicity breaking dramatically affects response to self-propulsion" dans la revue Physical Review Letters, accompagné d’une analyse complémentaire dans Physical Review E. Cet article a fait l'objet d'une actualité de l'INP.Les foules et les tumeurs ont deux points communs : ce sont des systèmes désordonnés denses, des verres, et les éléments qui les composent sont actifs, ils s’autopropulsent. On peut souvent décrire des systèmes actifs dilués comme des systèmes passifs de température plus élevée. On s’attendrait donc à observer une accélération de la dynamique d’un verre actif par rapport au verre passif.
En réalisant pour la première fois expérimentalement un verre formé de microparticules autopropulsées, les auteurs ont observé une réponse contre-intuitive à l’activité. Les réarrangements ralentissent quand la propulsion est faible, et n’accélèrent comme attendu qu’à forte propulsion. L’analyse du phénomène a permis de montrer que ce ralentissement est dû à l’émergence d’un mouvement directionnel, ce qui met paradoxalement en lumière l’importance du mouvement désordonné pour fluidifier une foule ou une tumeur.
