
Des petits agrégats d'or qui respirent
Paolo Maioli, Tatjana Stoll, Aurélien Crut, Fabrice Vallée, Natalia Del Fatti (équipe FemtoNanoOptics) et Franck Bertorelle (équipe SpectroBio), en collaboration avec des collègues de Mexico, Milan et Lyon, ont publié un article intitulé "Mechanical vibrations of atomically defined metal clusters: from nano- to molecular-size oscillators" dans la revue Nano Letters.
Si on chauffe très rapidement une petite sphère métallique, elle commence alors à "respirer" : elle se dilate d'abord et se contracte ensuite de manière périodique et régulière. Ce phénomène mécanique, étudié depuis longtemps sur des objets macroscopiques et microscopiques d'un diamètre décroissant jusqu'à quelques nanomètres, vient d'être observé et caractérisé sur des systèmes encore plus petits, à savoir des petits agrégats composés d'un noyau d'or avec un très faible nombre d'atomes (entre 10 et 100) recouverts d'une couche de molécules organiques (comme par exemple le phenyléthanethiol, SCH2CH2Ph).
Pour ces études, les chercheurs de l’iLM ont utilisé des lasers pulsés à impulsions femtoseconde : une première impulsion de pompe excite les agrégats et déclenche les vibrations mécaniques, une deuxième impulsion de sonde vient sonder optiquement la variation de volume des agrégats dans le temps. Cette étude, à la fois expérimentale et théorique, a montré que, pour des agrégats métalliques si petits (0.5 – 2 nm de diamètre), la fine couche de molécules organiques influence fortement la fréquence de respiration, qui reste constante sur toute la gamme étudiée. En revanche, les calculs montrent que pour des agrégats d'or nus, c'est-à-dire qui ne sont pas entourés de molécules, la fréquence de respiration peut être reproduite correctement par des modèles de physique des milieux continus, développés pour le monde macroscopique, jusqu'au cas limite des vibrations de la molécule Au2, formée par seulement deux atomes d'or en interaction.
Pour ces études, les chercheurs de l’iLM ont utilisé des lasers pulsés à impulsions femtoseconde : une première impulsion de pompe excite les agrégats et déclenche les vibrations mécaniques, une deuxième impulsion de sonde vient sonder optiquement la variation de volume des agrégats dans le temps. Cette étude, à la fois expérimentale et théorique, a montré que, pour des agrégats métalliques si petits (0.5 – 2 nm de diamètre), la fine couche de molécules organiques influence fortement la fréquence de respiration, qui reste constante sur toute la gamme étudiée. En revanche, les calculs montrent que pour des agrégats d'or nus, c'est-à-dire qui ne sont pas entourés de molécules, la fréquence de respiration peut être reproduite correctement par des modèles de physique des milieux continus, développés pour le monde macroscopique, jusqu'au cas limite des vibrations de la molécule Au2, formée par seulement deux atomes d'or en interaction.
